Quatre poèmes, par Mako Capuano

MES SIX CHEFS-D’OEUVRE

Pour toi unique au monde

Millionième dissemblable

Menue mais planétaire

Parmi un sol de pierre

Surgit en rouge et blanc  

La grande fleur japonaise


BOUQUET DE FLEURS

C’était très beau

jusqu’au moment où

perchées au mur blanc

les unes après les autres

les fleurs de toutes les

couleurs se fanent

têtes suspendues

dans le silence

personne ne sait comment s’y prendre

personne n’ose s’y imposer.


LE JOUR CHERCHE LA NUIT, LA NUIT CHERCHE LE JOUR

De

Vie

Naît

Lueur

Faible

Tiraille

Tremble

Obscurité́

Convoite

Lumière

Tendre

Mains

Noir

Fut

Il.


LA SALLE À MANGER

Disposée
Une splendide merveille
Le lotus bleu
Qu’anime les yeux
Parmi le décor silencieux
Encadre un sourire   

Elle se fond
Dans le regard de son détenteur
Lèvres couleur carmin
Le teint délicat
Nuque découverte   

Beauté servante
Froide silhouette
Un vase de porcelaine 

À table!
Partages en dialogues
De bouches ambitieuses
Quand soudain la curiosité les prend

Mains minutieuses se hâtent de saisir
Les corps élancés de bois
Cliquetis cadencés et rires gras
D’une table à l’autre
Virevoltent les baguettes 

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