Une tranquillité fragile, par Minji Ardanuy-Jetté

16 heures. La chaleur du soleil me brûle la peau. Allongée dans l’herbe fraiche, les yeux clos, j’entends des familles, au loin, s’exclamer devant l’étang. Les canards doivent sûrement caqueter de plaisir avec tant de spectateurs pour les admirer. Une prestation grotesque à mon humble avis que j’ai vue des centaines de fois. Je somnole, sur mon plaid, au doux gazouillis des grillons telle une berceuse pour enfants. Les bruits autour se mettent en veilleuse, […]