Insomnie, de Zoé Duphil-Sauter

Les heures sont passées

L’écran s’éteint

Vient enfin le moment

Où les esprits s’apaisent

Allongée là où le temps s’arrête

Je peux à présent respirer

Le poids sur mon corps disparaît

Je prie pour qu’on me laisse partir

Mes yeux se ferment

La nuit m’échappe

Me glisse entre les doigts

Les minutes me paraissent longues

L’horloge du salon ne ment pas

Il se fait déjà tard

J’aurais dû

Les possibilités

Se glissent sous ma peau

Imprègnent mes pensées

Et si j’avais

Mes échecs muent

Prennent le visage

Des chemins refoulés

Pourquoi j’ai

Mes actions ternissent

Épouse le moule

De mes regrets

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