Le dilemme des dieux, une suite poétique d’Allegra T. Kassombola

Enfant olympien

J’en ai marre du poids de la mortalité.
Il amène la temporalité
Et me rappelle ma supposée Humanité.
J’aimerais que mon entité en soit totalement débarrassée.

J’aimerais ne plus ressentir que l’or et l’argent qui constituent mon sang.

Mon cher compagnon,
Allons et gravons nos noms
Sur les murs du Panthéon
Pour qu’un jour ils nous célèbrent en chanson
Et il est sûr qu’ils le feront,

Notre destin étant depuis longtemps gravé dans le ciel étoilé.
Au monde entier, il a été décidé il y a cela bien des années, seront montrés
Les enfants des dieux oubliés avec un potentiel illimité
Un héritage sacré
Une sève qui ne se manifeste pas sous la forme d’encre rouge, mais bien sous celle des rayons ambrés du soleil printanier,
Grâce à l’ichor qui coule dans leurs veines et laisse leurs entrailles dorées.

© Allegra T. Kassombola

Astrophile

Ô, Enfant Céleste,
L’univers chante pour toi,
La beauté du ciel nocturne est en toi,
La lune n’adore que toi
Et les étoiles envient la magie qui est en toi

Ô, Enfant de la Lune aux poumons pleins de poussière cosmique
À l’âme pleine d’étoiles
Et au tempérament qui fait frémir les corps célestes
Et amène les constellations au bord de la destruction totale,

Sens l’eau de lune qui coule dans tes veines
Et rappelle-toi qu’autour de ton âme se trouvent des galaxies

N’oublie jamais que l’univers eût tellement soif de ton existence qu’il s’est chargé de te créer
Et s’il pensait que te créer tel quel était la meilleure option, tu devrais en faire autant

© Allegra T. Kassombola

L’appel du vide

J’en ai marre de la lourdeur de la mortalité
Elle m’apporte toujours de l’anxiété.
J’aimerais en débarrasser mon entité

J’en ai marre d’avoir les paumes moites, un cœur qui s’emballe et des maux d’estomac.
D’avoir à vivre avec ce pressentiment poignant et constant
Semblable à l’image que La Mort peint
Quand elle se tient dans l’embrasure de la porte des mourants
Celle d’un mauvais présage
Celle d’une promesse de la fin de toutes choses

Je suis allongé, là, à pleurer.
J’ai l’impression d’être coincé dans une cage et d’en avoir perdu la clé.
De suffoquer tout en étant capable de respirer et ça me laisse paralysé;
Je ne peux plus respirer

Pas correctement.
Ce n’est pas une façon de vivre
C’est une façon de mourir, lentement et douloureusement.
Plus ce pressentiment se fait présent,
Moins j’ai envie d’être vivant.

© Allegra T. Kassombola

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