Mort naissante, d’Olivia Rourre

Je me tiens debout
Bouquet de pierres à la main 
J’avance dans le Cimetière des fleurs 

Un, deux et trois 
Des cailloux s’échappent de mes doigts translucides 
Embrassent les tombes bourgeonnantes 

Les fantômes sourient 

Panier osseux accroché au bras,
Je récupère leur essence
Les enveloppe minutieusement d’un papier de soie 

Les fantômes me remercient 

Une fois ma promenade terminée, 
Je tire de la terre un chevalet 
Trempe mon pinceau dans les âmes récoltées 
Je peins le passé 

Les fantômes renaissent

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s