Murmure de murs, de Justine Camirand

On m’a souvent dit que j’avais le teint tapisserie

Visage tacheté de rousseur

Lourds vêtements de plâtre

M’encastrent lentement

Nécrosent mes gestes rares

Être de charpente

Inorganique

Voix écho

Mes mots ricochets

Brins de scie crachés à l’autre

Cheveux de laine minérale

Enserrant mon cou

Taisent mes murmures de mur

Ce poème s’est mérité une mention spéciale lors de l’Intercollégial des revues littéraires 2021 pour la force de ses images finement ciselées.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s