Scaldris, par Forest

Loin au Nord de l’Est
Caché derrière les bosses de la terre
Coulant et fondant sur d’immenses tons de gris
Se trouvait un cracheur de feu
Vieux de millénaires

Ce n’était pas un être vivant
Mais si on considère que les planètes parlent à travers leur paysage
Dans ce cas, ce brûleur endormi l’était

Depuis longtemps silencieux
Personne ne savait qu’il pouvait encore ravager
Et personne n’avait gardé en mémoire les dégâts qu’il avait faits dans le passé

Plusieurs peuples disparurent sous ses règnes les plus bouillonnants
Faisant de lui un prédateur redoutable
Imprévisible et possessif

Mais sous-estimer ce qui un jour était ennemi commun
Ne peut qu’apporter chaos
Et répéter ce qui devait appartenir au passé

Au creux de son trou à ciel ouvert
Le malheur semblait frapper à la porte
Le danger se réveillant après des siècles de sommeil

Le travail acharné
D’un être aux pas légers
Et à l’ouïe perçante
Risquait petit à petit
D’être réduit à néant

Car plus personne ne le savait
Mais s’y recueillait la pureté en fusion
Qui capturait ce qui était sans cesse combattu
Sauf que ce qui est capturé risque toujours d’être relâché
Et commençait à se libérer
Ce qui aurait dû rester encore longtemps
Tapi dans l’ombre
Prisonnier de la chaleur

Un mauvais présage s’esquissait
Et si personne ne le remarquait
Scaldris le volcan ramènerait le chaos

J.M.W. Turner, Mount Vesuvius in Eruption / Source : WikiArt

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